Dominique Venner on Nihilism and “The Religion of Humanity”

Venner

I offer, as best I can, a translation of a section from Dominique Venner’s masterwork Histoire et tradition des Européens: 30,000 ans d’identité [The History and Tradition of the Europeans: 30,000 Years of Identity,] published in French in 2002 by Éditions du Rocher.  The excerpt originates in Chapter 10, “Nihilisme et Saccage de la Nature” [“Nihilism and the Exploitation of Nature”].  Venner wrote in a style that runs to the ironic and telegraphic: Phrases in brackets represent my attempt to overcome the occasional obscurity that his tendencies of irony and compression, or self-allusion, entail.  Flora Montcorbier, whom Venner cites in the excerpt, is a writer of the French New Right.  I give the French original of the text first, followed by my attempt at an idiomatic English rendering.

La fabrication des zombis : Nul avant elle ne s’était souciée de comprendre le curieux dénouement de la guerre froide, étape capitale du grand bouleversement.  Qui était sorti vainqueur de cette fausse guerre ?  Les États-Unis, bien entendu, et l’économie de marché. Mais aussi la religion de l’Humanité, une, uniforme et universelle.  Une religion commune aux deux adversaires de la veille.  Et ce n’était pas leur seule affinité.

Que voulaient les communistes d’autrefois ?  Ils voulaient la mise en commun des richesses de l‘humanité et une gestion rationnelle assurant à tous abondance et paix.  Ils voulaient aussi la création d’un homme nouveau, capable de désirer ces bienfaits, un homme rationnel et universel, délivré de toutes ces entraves que sont des racines, une nature et une culture.  Ils voulaient enfin assouvir leur haine des hommes concrets, porteurs de différences, leur haine également de la vielle Europe, multiple et tragique.

Et l’Occident américain, que veut-il?  Eh bien, la même chose.  Récusant la planification par la contrainte, le système américain voit dans le marché le facteur principal de la rationalité économique et des changements. D’où le nom de communisme de marché que lui donne Flora Montcorbier.

Le communisme de marché, autre nom du mondialisme, ne partage pas seulement avec son ex-frère ennemi soviétique la vision radieuse du but final.  Pour changer le monde, lui aussi doit changer l’homme, fabriquer l’homo oeconomicus de l’ avenir, le zombi, l’homme du nihilisme, vidé de contenu, possédé par l’esprit du marché et d’Humanité universelle.  Le zombi se multiplie sous nos yeux.  Il est heureux « puisque l’esprit du marché lui souffle que le bonheur consiste à satisfaire tous ses désirs ».  Et ses désirs étant ceux de marché ne sont suscités que pour être satisfaits.

Mais il y a pourtant des résistances.  Comme le dessein est grandiose, on ne le lésine pas sur les moyens pour les briser.  Les obstinés qui ne reconnaissent pas les bienfaits du système peuvent s’attendre au sort de l’Irak à partir de 1991 ou la Serbie en 1999.  Le monde est plein de pervers en puissance qu’il faut mater ou rééduquer.

Afin de zombifier les Européens, jadis si rebelles, on a découvert les avantages de l’immigration.  Les résultants sont excellents.  L’installation à demeure de communautés immigrées accélère la prolétarisation des immigrées eux-mêmes, mais aussi des travailleurs de souche, les « petits blancs ».  Privés de la protection d’une nation cohérente, traité en suspects par la puissance publique, dénoncé par les autorités morales, les indigènes perdent leurs dernières immunités communautaires.  Ils deviennent de « prolétaires nus », des zombis en puissances.

Pour faire passer ces désagréments, le trait de génie fut d’utiliser les anciens intellectuels communistes, leurs compagnons de route et leurs proches.  Ils ont fourni l’important clergé inquisitorial de la religion de l’Humanité, ce nouvel opium du people, dont le foot charpente les grand-messes.  Une religion qui  bases tables de la loi avec les droits de ‘homme, autrement dit les droits du zombi, lesquels sont les devoirs de l’homme.  Elle a ses dogmes et son bras séculier, l’armée américaine, ses auxiliaires européens et les tribunaux internationaux ou nationaux.

L’un de ses instruments privilégiés est l’exploitation simultanée du sentiment de culpabilité collective des Européens et de leur penchant compassionnel.  La « victimologie » est devenue le système de légitimation d’une société peu légitime.  Pour faire d’oublier ce qu’elle a de contestable, celle-ci s’instaure en tribunal permanent d’une passé criminalisé.  Ainsi fait-elle coup double.  Dénonçant les « crimes » du passé ou ceux des dictatures exotiques, elle s’attribue à bon compte un brevet de haute moralité.  Par comparaison, elle suggère que, malgré sa corruption et ses tares, elle est quand même la plus morale, donc la meilleure.  Mais les systèmes les mieux conçus sont soumis aux imprévus.  On voit ainsi la »victimologie » se retourner parfois contre les utilisateurs.

La police de la pensée pourchasse le Mal, c’est-à-dire le fait d’être différent, individualisé, d’aimer la vie, la nature, la passé, de cultiver l’esprit critique et de ne pas sacrifier à la divinité universelle.  Le Mal, c’est aussi ne pas être dupe et voir que le système, suivant le mot Flora Montcorbier, « fait appel au credo libéral, à un humanisme moralisateur, à un écologisme de compensation pour masquer le caractère inévitable et essentiel de sa destruction de l’homme, de la nature, de la vie sociale ».

Venner Front Cover

The Manufacture of Zombies: No one has yet undertaken fully to comprehend the curious outcome of the Cold War, that capital phase of a great upheaval.  Who was the victor in this false war?  [It was] the United States, of course, and [with it] the market economy.  But [it was] also the religion of humanity, uniform and universal.  [It was] a religion common to both opponents of yesterday. Nor was it their only affinity.

What did the communists of yesteryear want? They wanted to appropriate the wealth of all humanity under [a supposed] rational management, [thereby] ensuring all abundance and peace. They also wanted to create a new man, capable of desiring these benefits, a rational and universal man, freed from all the obstacles constituted root-like by nature and culture.  They wanted finally to revenge their hatred of actual men, those embodiments of [actual] difference, and their hatred also of the old Europe, so diverse and tragic.

And the American West, what did it want?  Well, the same thing.  Rejecting central planning through coercion, however, the American system saw the market as the main determiner of economic rationality and of change. – Hence the name “market communism” assigned to it by Flora Montcorbier.

Market communism, [which is simply] another name for globalism, shares with its ex-Soviet enemy-brother not only the radiant vision of the ultimate goal.  But, in order to change the world, it too must change man; [it must] manufacture the Homo Economicus of the future, the zombie, the man born of nihilism, emptied of content, and possessed by the spirit of the market and universal humanity.  The zombie proliferates under our eyes.  He is happy because “the spirit of market whispers to him that happiness consists in the satisfaction of all his desires.”  And the only desires are designated for him by the market.

There is some resistance [to zombification] nevertheless.  As the design is grandiose, one must not skimp in fashioning the means to break resistance.   Whoever stubbornly refuses to recognize the benefits of the system can expect the fate of Iraq in 1991 and Serbia, in 1999.  The world is full of stubborn dictators whom it is necessary to reeducate.

In order better to zombify Europeans, so persistently rebellious, immigration proved itself a beneficial innovation. The results were excellent. The permanent installation of immigrant communities accelerates the proletarianization of immigrants themselves, but also of the indigenous working class, the “little whites.” Without the protection of a coherent nation, treated as suspects by the public authorities, and denounced by legal authorities, the natives lost the last of their social immunities.  [Still recusant] they become “naked proletarians” loathed by the zombies in power.

To overcome such recalcitrance, the radicals resorted [one might say] ingeniously to the teachings of the Old Guard of communist intellectuals, ever their traveling companions and familiars.  The [Old Communists] provided the [Communists of the Market] with all-important inquisitorial clergy of the Religion of Humanity, that new opium of the people, in which sport functions as the High Mass.  [The Religion of Humanity is] a religion that bases its notion of law in the [so-called] rights of man, i.e., the Rights of the Zombie, which are [in fact] onerous duties. [The Religion of Humanity] has its dogmas, its secular arm, the American military, its European auxiliaries, and [various] international or national courts.

One of the main instruments [of the Religion of Humanity] is its simultaneous manipulation of the collective guilt of the Europeans and their addiction to [a false] compassion.  “Victimology” became the litmus of legitimacy for [the new] self-legitimating elites.  In order to bring about the obliteration of all questionable thoughts, [the “victimological” dogma] has had to establish itself in a permanent criminal tribunal.  Indeed, “Victimology” perpetually doubles-down.  She denounces the “crimes” of the past or [those of various] exotic dictatorships and she attributes to herself the highest of moral patents.   [“Victimology”] suggests that in comparison to her, despite her corruption and flaws, she is nonetheless the ethical paragon, the best justice of all.  Of course even the best-designed systems are subject to contingencies.  Occasionally “Victimology” bites back against her users.

The thought policemen meanwhile never cease to chase down evil, [the evil] that is to say, [of] being different, being individuated, loving life, nature, the past, cultivating critical thinking and [refusing] to sacrifice to the universal deity. Evil: That also signifies [to the liberal regime] any refusal to be duped by the system, or, in the words Flora Montcorbier, to demur in respect of any “appeal to the liberal credo, to moralistic humanism, or to [a false] environmentalist redistribution of wealth for the purpose of masking the inevitable and essential character of [liberalism’s] destruction of man, nature, and social life.”

[Note: The term victimology translates the French victimologie.  A more accurate translation might be victimocracy.   Victimology would be the ideology of victimocracy, or rule by the (self-nominating) representatives of (self-alleging) victims.]

8 thoughts on “Dominique Venner on Nihilism and “The Religion of Humanity”

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  3. Thank you for offering your excellent translation.

    I did spot one oversight: “Le monde est plein de pervers en puissance qu’il faut mater ou rééduquer” means “The world is full of perverse rulers whom it is necessary to thwart or reeducate” and in context, these are those like Saddam or Milosevic, perverse because they stubbornly refuse to recognize the benefits of the system. In the French there is no “hunger” to chastise, only a sad necessity (as perceived by the powers that be).

    • Thank you. I have made the change, as you suggested. The last time I translated from French was when I took the examination to pass on to my doctoral studies. That was 1986.

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